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Choisir un prénom à deux, sans se fâcher

Choisir un prénom à deux, c’est réunir deux histoires, deux familles et parfois deux langues. Voici une méthode simple pour avancer ensemble, sans que l’un des deux ait l’impression de céder.

Commencer chacun de son côté

Dresser une liste à deux dès le départ, c’est risquer que le premier prénom lancé oriente tout le reste. Prenez plutôt quelques jours pour noter, chacun de votre côté, les prénoms qui vous touchent, même ceux que vous n’osez pas dire.

Comparez ensuite vos listes : les prénoms présents des deux côtés sont vos premiers trésors. Dans Doux-prénom, chacun vote seul en faisant défiler les prénoms. Vous ne voyez jamais les votes de l’autre, seulement les prénoms aimés par vous deux.

Vous mettre d’accord sur quelques critères

Avant de débattre des prénoms eux-mêmes, parlez de ce qui compte pour vous. Quelques questions aident à y voir clair :

  • Un prénom court ou long ? Ancien, moderne, venu d’ailleurs ?
  • Un prénom rare, ou un prénom que l’on entend déjà souvent ?
  • Une signification qui vous parle, une origine liée à votre histoire ?
  • Un prénom facile à prononcer dans vos deux familles ?

Regarder sa popularité

Un prénom très en vogue peut se retrouver plusieurs fois dans la même classe. À l’inverse, un prénom très rare demandera souvent d’épeler. Chaque fiche montre la courbe des naissances en France depuis 1900, d’après le fichier des prénoms de l’INSEE, pour voir si un prénom monte, se stabilise ou revient.

Faire le test du prénom en entier

Dites-le à voix haute avec le nom de famille, appelez-le comme dans un square, écrivez-le en bas d’une lettre. Regardez aussi les initiales. Un prénom qui sonnait bien seul peut buter contre le nom, et l’inverse arrive aussi.

Quand vous n’êtes pas d’accord

Donnez-vous un droit de veto chacun, sans avoir à le justifier : un prénom qui rappelle un mauvais souvenir n’a pas besoin de plaidoirie. Gardez ensuite trois à cinq finalistes, et opposez-les deux par deux plutôt que tous à la fois. Rien ne presse : beaucoup de parents attendent de découvrir le visage de leur enfant pour trancher.

Et la loi ?

En France, les parents choisissent librement le prénom de leur enfant. Ce n’est le cas que depuis la loi du 8 janvier 1993 : avant, le prénom devait en principe venir des calendriers ou de l’histoire ancienne. Si un prénom, seul ou associé au nom, paraît contraire à son intérêt, l’officier de l’état civil en avise le procureur de la République, qui peut saisir le juge aux affaires familiales (article 57 du Code civil). C’est rare : la plupart des prénoms ne posent aucune question.